Inscription ciste 42380
Le temps est couvert, mer grosse. Le vent est de nord-ouest, grand frais. La marée, en soirée, montante.
Pendant la journée, des frégates anglaises sont venues mouiller juste à la limite de portée des canons d'Aix et d'Oléron.
Elles sont rejointes par d'autres bâtiments. Allemand pense aux brûlots et ordonne d'envoyer les chaloupes armées. Mais celles-ci ne pourront pas lutter contre le vent et la marée.
A la nuit tombée du 11, les britanniques attaquent, avec l'aide d'une trentaine de brûlots.
Comme toujours avec ces engins, il se passe un peu n'importe quoi.
Une légère pagaille contrarie l'action des français. Ils laissent l'un après l'autre filer ou couper leurs câbles d'ancre pour éviter les brûlots ou un des autres navires. Le vent, la marée et le
manque de voilure vont se conjuguer pour gêner leur manoeuvre. La plupart des navires vont s'échouer. L'amiral Allemand s'est borné à donner l'ordre : "liberté de manoeuvre"[...].
Au petit jour, il ne reste que deux vaisseaux ancrés sous l'île d'Aix, le Foudroyant et le Cassard. Les autres sont éparpillés, échoués sur à peu près tous les rochers ou bancs de vase du coin.
Chaque équipage essaie frénétiquement de se dégager, avec plus ou moins de succès.
Ils passeront par dessus bord une partie de leur artillerie pour essayer de s'alléger. C'est ainsi que l'on aura au fond de la baie 385 canons ou caronades.
Deux siècles plus tard, on découvre que lors de sa dernière visite avant de partir vers Saint Hèlene, Napoléon aurait laissé près d'une des batteries de l'île, un plan de stratégie pour palier à
une éventuelle nouvelle attaque. Ce plan porte le nom de code " LA CARTE B DU PIRATE "
Bonnes balades.
Adopeste.
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